Apparu au Japon sous le nom de « Burusera », l’achat et la vente de culottes usagées devient un véritable phénomène tout particulièrement en France et aux Etats-Unis. A celles et ceux qui pensent que (presque) tout peut s’acheter sur Internet, l’étonnant dynamisme du business de la culotte usagée est là pour le confirmer. Dans un premier temps, les vendeuses de sous-vêtements se sont tournées vers des sites d’annonces classiques. Mais le succès fulgurant de cette pratique et l’engouement de ses amateurs ont contribué à faire apparaître un grand nombre de sites spécialisés entièrement consacrés à la mode du Burusera. Les réseaux sociaux comme Facebook par exemple sont également devenus le terrain d’échanges de ces si précieux sous-vêtements.

La commercialisation de culottes usages a l’énorme avantage de contenter les deux parties. Pour les amateurs de sous-vêtements ayant déjà été portés et portant les sécrétions et l’odeur de sa propriétaire, il s’agit d’assouvir un fantasme partagé par des milliers de personnes. Pour celles qui mettent en vente ses culottes, il s’agit d’un très intéressant moyen de gagner de l’argent de manière ludique et sexy. L’activité peut s’avérer tellement rentable que certaines vendeuses en ont même fait leur source de revenus principales. En terme de tarifs, la valeur d’une culotte peut aller d’une vingtaine d’euros jusqu’à atteindre plusieurs centaines d’euros selon la notoriété de la vendeuse ou les exigences très particulières des acheteurs.

En France, le phénomène n’a pas manqué de connaître un succès fulgurant avec l’apparition d’une importante communauté d’amateurs. Certains sites sont même devenus de véritables références en la matière. Bien évidemment, cette pratique se décline de mille et une manières selon les préférences des amateurs et leurs exigences particulières. Ainsi, un sous-vêtement, qu’il s’agisse d’une culotte ou d’un string, pourra être porté le nombre de jours souhaité par le futur acquéreur. Même s’il ne s’agit pas de sous-vêtements à proprement parler, d’autres objets intimes peuvent également faire l’objet d’une transaction à l’image des tampons usagés ou encore des serviettes hygiéniques.

Bien évidemment, cette pratique ô combien ludique et excitante s’adresse exclusivement à des adultes consentants, aussi bien du côté du vendeur que de l’acheteur. A cent lieues du cliché du vieux pervers, le Burusera séduit en grande majorité les hommes qui, comme en atteste certaines études sérieuses à ce sujet, ont entre 18 et 40 ans et sont, pour le tiers d’entre eux, en couple. L’acheteur peut ainsi faire une sélection très précise de la matière souhaitée pour les culottes usages (coton, lycra, dentelle, etc …) et peut également formuler certaines demandes spécifiques que la vendeuse se fera une joie de réaliser. Cette pratique possède également son propre jargon. Ainsi, à titre d’illustration, le terme « champagne » désigne les sous-vêtements qui sont imprégnés d’urine. Les termes « caviar » et « fraise » désignent également d’autres fluides corporels que le lecteur n’aura aucun mal à déterminer. Une fois en possession, de la précieuse culotte, les amateurs ont l’opportunité de la sentir, de la lécher, de la porter et bien évidemment de se masturber avec.